L'horloge voit s'activer des heures mécaniques
Tout soudain s'anime, tout soudain clique
Tremble le sol de fer, tremblent les machines
La vapeur sort de l'enfer, la vie courbe l'échine
Et soudain dans un chaos forgé d'incohérences
Tout semble à la fois être mort et renaissance
Les curs palpitent, les engrenages s'activent
Tout se coupe, silence, plus âme qui vive
Les pompes sifflent, la machine vit et brûle
Le silence est roi ; dans cette anomie, la vie recule
Le monde crache une vapeur d'illusions détruites
Industrie mourante qui se bat pour son honneur
Que tout fonctionne, que tout se soigne vite
Tel serait le rêve des marchands de bonheur
En cette journée sinistre, le monde se divise
La Mécanique se meurt, fin de la terre promise
L'on prie encore pour que la machine tienne
On implore encore la survie de l'Ancienne
On pleure à chaudes larmes pour la Tragédienne
Qui d'un jet de fumée signe la fin de sa scène